« C’est un privilège de pouvoir reconnecter les jeunes à leur cours d’eau. Les rivières passent au milieu des villages ; c’est notre milieu de vie. C’est là où les jeunes vont jouer, se baigner, mais aussi apprendre. Et quoi de mieux que d’aller dans la vraie rivière pour s’instruire, plutôt que sur internet! »

Mireille Chalifour, directrice de l’OBV Matapédia-Restigouche
En Gaspésie, les rivières sont claires et fraîches : le saumon vient encore s’y reproduire (la pêche y est populaire!), et ce sont de magnifiques terrains de jeux, été comme hiver, où il fait bon profiter du dehors et en apprendre plus sur le territoire, ses écosystèmes, son histoire et ses problématiques. On l’a constaté une nouvelle fois, en allant rendre visite, en septembre, d’abord à l’ Organisme de bassin versant Matapedia-Restigouche (OBVMR) et ensuite au Conseil de l’eau du Nord de la Gaspésie (CENG). On a suivi l’OBVMR dans leur échantillonnage SurVol Benthos, le matin sur la rivière Causapscal, et l’après-midi sur la rivière Humqui, en plein centre d’Amqui.

Échantillonnage sur la rivière Humqui, à Amqui
Les deux rivières sont claires, rocheuses, et par cette belle journée de début d’automne, plusieurs personnes viennent s’y promener. Mais est-ce que clair veut directement dire en santé? Oui… et non! L’une des problématiques retrouvées sur le territoire de l’OBVMR est les résidus, notamment de peinture d’asphalte, qui ruissellent jusqu’aux cours d’eau. Les microbilles de verre, utilisées pour rendre la peinture réfléchissante, la nuit, s’y retrouvent en certaine quantité et atterrissent même dans les échantillons récoltés pour J’adopte un cours d’eau et SurVol Benthos!

Échantillonnage sur la rivière Causapscal

Rébecca et Valérie en action!
Comment remédier ou du moins, amenuiser, ce problème, alors? On y va en quatre temps : ralentir l’eau, la capter, la répartir et la laisser s’infiltrer dans le sol! Jardins de pluie, bandes filtrantes sont des solutions à adopter, tant pour la ville que pour les citoyens, car ces installations envoient l’eau dans une zone végétalisée, où elle aura le temps de s’infiltrer jusqu’à la nappe phréatique avant d’arriver au cours d’eau. C’est pas sorcier, mais fallait y penser!

Avoir du plaisir en travaillant – ça, c’est important! 😉
*Le projet « Des rivières surveillées : s’adapter pour l’avenir! » est rendu possible grâce au soutien du Ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les…, via le programme Action-Climat Québec, financé par le #Fondsvert.