Portraits de rivières – la rivière des Sept-Îles

La rivière des Sept-Îles, affluent de la rivière Portneuf, dans la région du même nom, est d’une longueur de 28km. Drainant un territoire de 55,98 km², elle prend sa source non pas dans un lac ou dans une rivière, mais dans un milieu humide. Elle se nourrit ensuite du drainage des terres agricoles et des milieux forestiers de Saint-Raymond, puis de Saint-Basile. Bien que le territoire du bassin soit surtout forestier, c’est plutôt en milieu agricole et urbain que s’écoule la rivière. Le principal tributaire de la rivière des Sept-Îles est la rivière d’Aulnage (et le cours d’eau anonyme no.2), coulant à Saint-Léonard-de-Portneuf et à Saint-Basile, qui draine quant à elle une superficie forestière et agricole de 15,64 km². D’une longueur de 9,2 km, elle se jette dans la rivière des Sept-Îles environ 2,3 km avant que celle-ci ne se jette à son tour dans la rivière Portneuf.

La rivière des Sept-Îles en bref

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Il est possible d’observer, dans la rivière des Sept-Îles, plusieurs espèces de poissons, dont l’Omble de fontaine. En 2015, d’ailleurs, une étude de caractérisation des obstacles empêchant la continuité de cette espèce a été réalisée sur la rivière par la CAPSA. Plusieurs ouvrages (ponceaux, seuils, embâcles, barrages de castor, barrages artificiels, digues et chutes artificielles) ont été recensés sur la rivière. Un certain nombre d’entre eux ont été caractérisés comme infranchissables pour l’espèce, et donc, demandant des travaux pour permettre le passage de l’Omble.

La santé de la rivière fluctue d’année en année. Selon la CAPSA : « la qualité générale de l’eau de la rivière des Sept-îles est particulièrement affecté par le phosphore, les coliformes fécaux et les matières en suspension. La qualité des eaux de ce cours d’eau est jugée douteuse et risque de compromettre certains usages. »*

En 2018, année caractérisée par un été très chaud, son statut s’est classé comme précaire, à la suite des récoltes de macroinvertébrés benthiques et d’échantillons d’eau. Les intempéries accentuées par les événements météorologiques associés aux changements climatiques pourraient exercer une influence ou modifient l’intégrité biotique des cours d’eau ; toutefois, avec seulement trois ans de données, il est difficile de tirer des conclusions spécifiques à ce territoire. Il sera donc essentiel de suivre la rivière sur plusieurs années, afin de tirer un portrait clair de sa santé, et de sa variation par rapport aux changements climatiques.

*Tiré du PDE de la CAPSA p. 449.

Photos gracieuseté de la CAPSA.
Des rivières surveillées : s’adapter pour l’avenir, bénéficie d’une aide financière du gouvernement du Québec tirée du programme Action-Climat Québec et rejoint les objectifs du Plan pour une économie verte 2030.

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