Après être allées voir les filles de l’ Organisme de bassin versant Matapedia-Restigouche, on a continué notre route directement vers Mont-Louis, où Thierry et Amélie, du Conseil de l’eau du Nord de la Gaspésie (CENG), nous attendaient. On doit dire que Mont-Louis est un endroit magnifique ; c’est d’ailleurs la première chose que Mathilde a dit en arrivant : « vous rendez-vous encore compte à quel point c’est beau, ici? » Les rivières, claires, rocheuses et saumoneuses, descendent directement des Chic-Chocs, ces montagnes majestueuses aux sommets alpins, à plus de 1000m d’altitude.

La rivière Mont-Louis
En allant échantillonner la rivière Mont-Louis, on a donc demandé à Thierry, co-directeur de l’organisme, de nous parler de certaines problématiques de la région (parce qu’à première vue, c’est clair et pur!), qui pouvaient affecter les échantillons récoltés pour SurVol et J’adopte et d’autres éléments du territoire.

Thierry Ratté, co-directeur du CENG
« On sait que les étés deviendront de plus en plus secs. En ayant des données de suivi de benthos, on pourra voir l’impact des changements climatiques sur la ressource alimentaire des tacons, les juvéniles de saumon. » Parce que oui, en rivière, les jeunes saumons se nourrissent de larves d’insectes! Et qu’en sera-t-il de la répartition de ces dernières?

La rivière Mont-Louis, vue de dessous!
« La dynamique des cours d’eau, c’est l’un des aspects de nos rivières qui nous intéresse le plus, au CENG. Ça bouge beaucoup, et ça peut avoir des impacts sur la sécurité publique. (…) Les rivières bougent (notamment dû aux pentes fortes et à l’érosion qu’elles entraînent), il faut donc leur laisser un espace de liberté, pour qu’elles puissent évoluer dans le temps et sur le territoire. »
Espace de liberté? C’est l’espace qui est susceptible d’être utilisé par le cours d’eau lors d’inondations ou suite à une migration latérale, c’est-à-dire en se déplaçant en raison de l’érosion ou de la sédimentation.*

La rivière Mont-Louis, un peu plus haut en amont
Ainsi donc, une panoplie d’éléments peuvent avoir un impact sur les rivières, les ressources qui s’y trouvent et notre cohabitation avec elles. Mais pour le moment, ce n’est pas que le CENG qui aime travailler sur le territoire : « Nous, ce qu’on a aimé, c’est de trouver les différentes bibittes dans la rivière. Et on a trouvé un terrible de gros plécoptère! »

Les élèves de l’école Saint-Maxime, participants de J’adopte un cours d’eau

Amélie Adam, responsable J’adopte un cours d’eau pour le CENG, et les élèves de l’école Saint-Maxime, en plein échantillonnage et shooting photo!

Le décompte est commencé!

1, 2, 3… On y est presque!

Récolter de l’eau claire pour la physicochimie
*Érosion : Processus par lequel les matériaux (sols et sédiments) de la berge d’un cours d’eau sont arrachés.
Sédimentation : Processus par lequel des sédiments s’accumulent à un endroit donné de la rivière.
Informations tirées du panneau d’interprétation traitant de la dynamique de la rivière Mont-Louis en Gaspésie, créé par le CENG.
Le projet « Des rivières surveillées : s’adapter pour l’avenir! » est rendu possible grâce au soutien du Ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les…, via le programme Action-Climat Québec, financé par le #Fondsvert.